Opéra
La Fida Ninfa

THIERRY HILLERITEAU
Si l'Ensemble Matheus ne l'avait « repêchée » sur cette même scène, en 2004, il y a fort à parier que la Nymphe Fidèle de Vivaldi dormirait toujours. Créé en 1732 pour inaugurer le nouveau théâtre de Vérone, cet opéra intimiste est resté méconnu jusqu'à ce que Jean-Christophe Spinosi et ses acolytes (Philippe Jaroussky, Marie-Nicole Lemieux et Veronica Cangemi en tête) ne s'en mêlent. En une soirée, la Nymphe fut portée aux nues.
Après s'être aventuré sur des terres moins hospitalières (Messager pour Véronique au Châtelet), le chef baroque remet donc à flot l'un de ses succès, emportant avec lui le même équipage ou presque. Toujours en version de concert.
FAUT-IL Y ALLER ?
Oui, car l'enthousiasme de l'ensemble - du chef aux solistes - pour cette oeuvre tient du véritable miracle. On retrouvera en outre, pour remplacer Anna-Maria Panzarella, l'exquise Sandrine Piau en Licori. Autre grande absente, Marie-Nicole Lemieux cédera sa place à Barbara di Castri (jeune espoir de la scène italienne). On devrait en revanche la retrouver en novembre pour la parution de l'enregistrement studio, chez Naïve.
TCE, 15, avenue Montaigne (VIIIe). Tél. : 01 49 52 50 50. Le 5 mai à 20 heures. Places : 5 à 82 eur .
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