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Martine Archambault/Le Figaro |
« Médée/Genus »
Un Anglais au Ballet de l’Opéra

ARIANE BAVELIER (mercredi 24 octobre 2007)
WayneMcGregor aime le travail. Chorégraphe résident au Royal Ballet de Londres, il a aussi sa propre compagnie
et multiplie en plus les créations au NDT, au Ballet de Stuttgart, au San Francisco Ballet…lesmises en scène d’opéra
ou de comédiemusicale (Kirikou et Karaba au Casino de Paris), la gestuelle des films d’Harry Potter : « Pour moi, la chorégraphie ne s’arrête pas à la danse. Elle s’exerce sur tout ce qui bouge, du théâtre du corps aux lumières ». Pour la première fois, il signe une pièce pour le Ballet de l’Opéra de Paris : Genus, présentée dans le même programme queMédée d’Angelin Preljocaj. Comme pour couronner une complicité : « Angelin Preljocajm’a fait découvrir la danse contemporaine
puis a soutenumon travail. Il a sa vision qu’il défend toujours avec intégrité », ditWayneMcGregor, qui a fondé avec Preljocaj le programme européén « Dance », pour former les interprètes au travail avec des contemporains épris de mouvement. « Les danseurs de l’Opéra m’intéressent car ils ont un répertoire très ouvert, tout en portant dans leur physique le lignage de l’Opéra », dit-il. McGregor leur a proposé de travailler sur les thèses évolutionnistes deDarwin,
« pour explorer la technologie du corps », création chorégraphique doublée d’une création musicale de JobyTalbot etDeru. « Ce quim’intéresse, c’est de créer undialogue avec les danseurs : qu’ils ingèrentmes gestes comme s’ils étaient des serpents qui vont ensuite susciter leur gestuelle.
Certains d’entre eux sont formidables : Jérémie Bélingard,Marie-Agnès Gillot, Mathias Heyman.Un seul mouvement qu’on leur suggère fait jaillir chez eux une
foule de réponses. »
FAUT-IL Y ALLER ?
Évidemment, surtout queWayne McGregor, séduit par cette première expérience de cinq semaines, envisagerait de collaborer plus longuement avec le Ballet de l’Opéra de Paris.
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