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| Zama Magudulela, dans le rôle de Rafiki, l’un des personnages les plus réussis de ce théâtre musical.
LDD |
«Le Roi Lion»
Plus beau que rugissant

ANNIE GRANDJANIN (mercredi 10 octobre 2007)
Annoncé comme l’événement de la rentrée, Le Roi Lion s’est installé à Paris, précédé d’une solide réputation. Pas moins de six Tony Awards récoltés à Broadway depuis sa création il y a dix ans. Forte du succès de Cabaret (toujours à l’affiche des Folies Bergère), la Société Stage Entertainment poursuit sa
stratégie : puiser dans le formidable vivier des « musicals » et les adapter dans la langue avec les artistes du pays. Le casting français réunit 40 artistes et 17 musiciens. On connaît l’histoire : Simba, jeune lion orphelin à la quête de son identité, se bat pour reconquérir sa terre et son peuple. Un parcours semé d’épreuves. À ses côtés, on retrouve les personnages clés du long-métrage de Disney qui a inspiré le spectacle : le roi
Mufasa, Scar l’oncle traître, Rafiki, le singe chaman (féminisé dans cette version), Pumbaa le phacochère, Timon… Une saga africaine portée par des choeurs zoulous et les chansons signées par Elton John, Tim Rice et Lebo M.
FAUT-IL Y ALLER ?
Le véritable coup de génie des producteurs est d’avoir fait appel à Julie Taymor pour la mise en scène, le design des costumes et le codesign (avec Michael Curry) des masques et marionnettes. Dès les premières scènes, on applaudit devant la beauté des masques et maquillages, l’ingéniosité des dispositifs, les trouvailles pour faire bouger les décors. L’esthétique de ce Roi lion est une réussite. À tel point qu’on regrette l’exiguïté de la scène qui ne permet pas toujours de saisir tous les détails. On rugit de plaisir devant la performance de Zama Magudulela qui campe avec humour et énergie le rôle de Rafiki. Coup de chapeau également pour Olivier Breitman, un Scar confondant de rouerie et de
panache ou Christian Abart, impayable Timon. Pour le reste, ce lion nous laisse sur notre faim ! Les dialogues simplistes prennent trop souvent le pas sur les parties chantées ou dansées, deux ou trois titres accrocheurs, peu d’émotion. Du
panache, certes, mais peu de consistance.
Théâtre Mogador : 25, rue de Mogador (IXe)
Dates : à partir du 4 octobre, à 20 heures,
les sam. et dim. à 15 heures et 20 heures
Location : 08 20 88 87 86
Places : de 25 à 95 € (en semaine)
et de 28 à 99 € (le week-end)
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